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Elle arrive dans l’annonce avec une belle photo, un kilométrage « raisonnable » et un prix qui semble juste. Puis vous zoomez sur les bas de caisse. Le doute s’installe.
La MX-5 NC est une génération solide, attachante, souvent sous-estimée. Mais elle cache quelques zones de vigilance que les vendeurs ne mentionnent jamais spontanément. Entre les versions NC1 et NC2, les deux motorisations, le toit rigide escamotable et les séries spéciales, les acheteurs se perdent facilement. Et une fois la voiture achetée sans les bons repères, le réveil peut coûter cher.
Ce guide couvre tout ce que vous devez savoir avant de signer : les vraies différences entre les versions, les points de rouille critiques, la consommation d’huile qu’on ne vous dit pas toujours, le budget réel à prévoir et les prix du marché en 2026.
Vous hésitez entre NC, ND ou une autre génération ? Consultez notre guide de comparaison générations NA, NB, NC, ND avant de descendre plus loin.
Ce que la MX-5 NC est vraiment
La NC apparaît en 2005. Mazda part d’un constat simple : la NB plaît mais elle vieillit. Il faut un roadster plus rigide, plus sûr, plus exploitable. Le châssis retenu est celui de la RX-8, raccourci et allégé. Résultat : une voiture plus large, plus stable, plus solide structurellement.
C’est cette décision qui explique tout. La NC est plus lourde que ses aînées. Elle l’assume. Elle ne cherche pas à imiter la légèreté de la NA ou la nervosité de la NB. Elle joue sur un autre tableau : la polyvalence, la stabilité, le confort d’usage. Beaucoup la résument à « la grosse MX-5 ». C’est réducteur. Elle a posé les bases techniques que Mazda a ensuite affinées sur la ND.
Sur route sinueuse, les suspensions multibras arrière lui donnent un équilibre très agréable. Elle pardonne, sans être molle. Elle tient la route sans vous imposer de performance permanente. C’est une voiture de plaisir au sens le plus tranquille du terme.
NC argentée aux côtés d’une NA — deux générations, deux philosophies, une même ADN.
NC1 et NC2 : deux phases à bien distinguer
La production NC se découpe en deux phases distinctes. La NC1 couvre les millésimes 2005 à 2008. Elle présente un amortissement plus souple, parfois critiqué pour un roulis marqué en conduite vive. C’est Mazda lui-même qui a corrigé cela dès le restylage.
La NC2 (facelift) arrive en juin 2009. Elle apporte un pare-chocs avant redessiné, des jantes différentes, une suspension retravaillée, l’antipatinage en série sur toutes les versions (y compris le 1.8, qui ne l’avait pas auparavant), et des améliorations à l’intérieur. C’est cette version qui hérite en France de l’appellation NCFL sur notre site.
Sur le marché, les confondre coûte souvent plusieurs centaines d’euros d’erreur de négociation. Pour différencier rapidement : regardez la forme du pare-chocs avant. La NC2 a une découpe inférieure plus prononcée et des antibrouillards intégrés différemment. En 20 secondes, vous évitez la confusion.
Pourquoi la NC divise encore aujourd’hui
Le vrai débat autour de la NC n’est pas technique. C’est philosophique. Est-ce encore une « vraie MX-5 » avec ses 1 090 à 1 120 kg à vide ? La réponse dépend de votre définition du roadster.
Si vous cherchez la légèreté absolue de la NA ou la nervosité brute de la NB, la NC décevra sur ce point précis. Si vous cherchez une voiture capote-au-vent qui se conduit avec plaisir, qui passe sans douleur un long trajet et qui tient structurellement bien le temps, la NC est probablement la meilleure affaire du marché à son prix.
Ce cas revient souvent dans les demandes qu’on reçoit : un acheteur écarté la NC après avoir lu « trop lourde » sur un forum, puis essaie une NC2 2.0 et change d’avis au premier dépassement. Le couple du 2.0 fait exactement le travail que le poids effraie sur le papier.
1.8 ou 2.0 : lequel choisir vraiment ?
1.8 MZR vs 2.0 MZR — ce qui change réellement
- Puissance126 ch
- Boîte5 rapports
- PRHT dispoNC2 uniquement
- ProfilAime les tours · léger
- Usage idéalVirages · budget serré
- Puissance160 ch
- Boîte6 rapports
- PRHT dispoNC1 + NC2
- ProfilCouple à mi-régime · souple
- Usage idéalRoute ouverte · polyvalence
Le 1.8 impose un style de conduite actif qui plaît aux puristes. Le 2.0 efface le handicap du poids et convainc dès le premier dépassement. Sur une voiture entretenue, la différence de sensibilité à l’huile entre les deux moteurs disparaît complètement.
C’est la question la plus fréquente. Et la réponse n’est pas binaire.
Le 1.8 MZR (126 ch) est le moteur d’entrée de gamme sur la NC. Il aime les tours, il répond bien au-dessus de 4 500 tr/min, il consomme modérément et il est simple à entretenir. Certains propriétaires défendent avec conviction que c’est le vrai moteur de la NC : léger, direct, fidèle à l’esprit roadster. La boîte 5 rapports, moins bien étagée que la 6, impose un style de conduite actif. Certains y trouvent du charme.
Le 2.0 MZR (160 ch) change la proposition. La boîte passe à 6 rapports. Le couple est plus présent à mi-régime. Les dépassements sont moins laborieux. Sur route ouverte, la différence se ressent clairement. Il est aussi le seul disponible avec le toit rigide escamotable PRHT en version NC1.
Ce que beaucoup ne savent pas : le 2.0 est un peu plus sensible à la consommation d’huile sur les exemplaires négligés (on y revient plus bas). Mais sur une voiture entretenue correctement, cet écart disparaît complètement.
Le coffre NC — plus généreux que sur la NB, suffisant pour un week-end bien préparé.
Le toit PRHT : atout ou contrainte ?
Le Power Retractable Hard Top est une spécificité de la NC. Aucune autre génération de MX-5 ne l’a proposée en version escamotable à l’électrique. En 13 secondes, la voiture passe de cabriolet à coupé. Le coffre est réduit pendant l’opération (le toit se replie dessus), mais le volume récupéré à toit fermé est correct.
En ville, c’est pratique. Pas de capote à sortir à la main sous la pluie, pas de risque de moisissure si on oublie de la vérifier. Les propriétaires urbains plébiscitent cette version.
La contrepartie : le mécanisme est électrique, donc complexe. Il vieillit. Une inspection du mécanisme de toit est indispensable avant tout achat. Testez-le plusieurs fois d’affilée. Un temps de réponse anormal, un bruit de claquement ou un verrouillage hésitant sont des signaux à prendre au sérieux. Une réparation peut rapidement dépasser 1 000 euros si le mécanisme lâche.
Vous envisagez une version toit rigide ? Notre guide sur le hardtop MX-5 détaille les différences entre toit d’usine et toit aftermarket sur toutes générations.
Fiabilité : ce que la NC cache vraiment
Deux sujets à ne jamais ignorer sur une NC
Concerne les 1.8 et 2.0. Déclencheur : segments racleurs collés dans leurs gorges de piston.
Sur une voiture entretenue correctement, ce problème est rare. L’historique de vidange vaut plus qu’une inspection visuelle du moteur.
Une NC légèrement piquée mais homogène est souvent plus saine qu’une auto rénovée cosmétiquement. La rénovation masque, elle ne guérit pas.
La NC a bonne réputation générale. Mais deux points précis méritent une vraie attention, pas de la panique, mais pas de la naïveté non plus.
La rouille : zone par zone
La rouille reste le premier sujet sur toutes les MX-5. La NC est protégée par un traitement d’origine correct, mais il vieillit mal sur les voitures qui ont dormi dehors années après années.
Les zones à inspecter impérativement :
- Les longerons sous carrosserie : accroupissez-vous, éclairez bien, appuyez dessus. Un longeron sain résiste. Un longeron attaqué sonne creux ou cède légèrement sous la pression.
- Les bas de caisse : regardez en particulier les jonctions avec les passages de roue. La peinture épaisse ou granuleuse à ces endroits est un signal.
- Sous la batterie : retirez-la si le vendeur l’accepte. L’humidité s’accumule là, invisible.
- Les arches de roue et les fixations de capote sur les versions toile.
Une anecdote d’atelier qui revient régulièrement : une NC gris aluminium de 2007, peinture apparemment impeccable. Une plaque d’antigravillon couvrait une perforation de plusieurs centimètres sur le bas de caisse gauche. L’acheteur ne l’avait pas vue. Le vendeur non plus, officiellement.
Une voiture légèrement piquée mais homogène est souvent plus saine qu’une auto « trop propre » en dessous. La rénovation cosmétique est une pratique connue sur le marché de l’occasion.
Un entretien régulier et documenté est la meilleure garantie sur une NC d’occasion.
Pour aller plus loin sur ce sujet, notre guide rouille MX-5 couvre toutes les générations avec les méthodes d’inspection terrain.
La consommation d’huile : le débat tranché
C’est le point qui fait le plus parler sur les forums. Les moteurs 1.8 et 2.0 de la NC ont une réputation de consommation d’huile excessive après 80 000 km. La mécanique du phénomène est connue : les segments racleurs se collent dans leurs gorges de piston, surtout sur les voitures utilisées régulièrement en conduite douce sans jamais monter dans les tours, et dont les vidanges ont été faites avec une huile de mauvaise qualité ou hors délai.
La nuance importante : ce problème est directement lié à l’entretien. Un spécialiste normand qui achète et revend des NC depuis 15 ans (plusieurs centaines de véhicules) affirme n’avoir jamais rencontré ce problème sur un seul des exemplaires soigneusement entretenus qu’il a livrés. À l’inverse, des propriétaires de forums témoignent de consommations importantes sur des voitures peu entretenues ou conduites en circuit de manière prolongée.
La conclusion pratique : vérifiez l’historique d’entretien avec précision. Des vidanges régulières avec une huile conforme (recommandation Mazda : 5W-30 API SL/SM ou supérieur) font toute la différence. Faites monter le moteur chaud lors de l’essai. Ouvrez le bouchon de remplissage d’huile : une émulsion laiteuse indique un problème de joint de culasse. Vérifiez le niveau avant et après l’essai.
Les autres points de surveillance
Au-delà de la rouille et de l’huile, plusieurs composants demandent une inspection avant achat :
- Les amortisseurs : ils fatiguent logiquement vers 100 000 à 120 000 km. Testez sur dos-d’âne. Un rebond prolongé ou un bruit sourd signalent une usure avancée.
- Les biellettes de barre stabilisatrice : elles prennent du jeu avec les années. Un bruit de « cloquement » en virage ou sur aspérités est caractéristique.
- Les coupelles de suspension avant : sur les NC1 notamment, elles se dégradent et modifient le comportement directeur.
- La direction assistée hydraulique : vérifiez les fuites autour du servo. Une direction qui tire ou qui rend un bruit de pompe à froid mérite investigation.
Un propriétaire qui nous a écrit après son achat racontait avoir négocié 1 200 euros de remise sur une NC au prétexte de « petits défauts d’amortisseurs ». Une fois en atelier, le devis était à 1 800 euros. Il avait sous-estimé l’usure des coupelles en même temps. Mieux vaut anticiper.
Prix du marché NC en 2026 : les fourchettes réalistes
Le prix affiché n’est pas le prix payé. Un vendeur à 12 000 € sur une NC1 140 000 km sans historique est hors marché.
La PRHT justifie un écart de 1 500 à 2 000 € maximum sur une même version. Au-delà, seul un état exceptionnel le justifie. La cote NC remonte lentement depuis 2024 sur les beaux exemplaires.
Le marché NC est relativement stable depuis 2024. Les prix n’ont pas connu l’inflation des NA et NB, mais la cotation remonte progressivement sur les beaux exemplaires.
Voici les fourchettes constatées sur les plateformes françaises début 2026 :
- NC1 1.8, état moyen, 80 000 à 120 000 km : 7 000 à 9 500 euros
- NC1 2.0, bien entretenu, kilométrage raisonnable : 9 000 à 12 000 euros
- NC2 (NCFL) 1.8, propre, avec historique : 9 500 à 12 000 euros
- NC2 2.0 PRHT, état correct : 11 000 à 14 500 euros
- Séries spéciales (Yusho, Shinsen, Sendo) en excellent état : 13 000 à 16 000 euros
Le marché NC offre un large choix — mais les écarts de prix entre annonces similaires peuvent dépasser 3 000 €.
Les prix affichés ne sont pas les prix payés. Un vendeur qui demande 12 000 euros pour une NC1 2.0 avec 140 000 km et sans historique d’entretien est bien au-dessus du marché. Ne confondez pas le prix de l’annonce et la valeur réelle.
La PRHT bénéficie toujours d’une prime sur les urbains, mais elle ne justifie pas un écart supérieur à 1 500 à 2 000 euros sur une même version. Au-delà, il faut que l’état soit vraiment exceptionnel.
Pour une analyse croisée avec les prix des autres générations, consultez notre guide des prix MX-5 toutes générations.
Quelle NC acheter selon votre profil ?
Quel profil correspond à votre usage réel ?
Choisir une NC2 1.8 sans PRHT, historique complet, entretien suivi. La configuration la plus facile à corriger et à entretenir. Mécaniquement simple, nombreuse sur le marché.
Éviter les NC1 sans antipatinage si usage pluie fréquent.
Aller sur le NC2 2.0. Couple présent à mi-régime, dépassements fluides sur nationale. Compter 1 500 à 2 000 € de plus qu’un 1.8 équivalent.
Vérifier l’historique de vidange plus attentivement que sur le 1.8.
Le PRHT (toit rigide escamotable) est fait pour ça. Toit en 13 s sans effort, pas de capote à entretenir. Inspecter le mécanisme plusieurs fois avant d’acheter.
Un mécanisme capricieux = 1 000 € minimum de réparation.
La NC supporte très bien la préparation légère. Commencer par une base structurellement saine : longerons propres, châssis rigide. La pièce de rouille sous les longerons n’est pas une base viable.
La communauté est active. Les pièces existent. Le choix de base, lui, est irréversible.
Il n’y a pas de mauvaise version NC — il y a des versions mal choisies par rapport à un usage réel. L’erreur classique : acheter une PRHT pour le plaisir de l’objet, sans anticiper le coût d’entretien du mécanisme.
Il n’y a pas de mauvaise réponse ici. Il y a des réponses adaptées à des profils différents.
Vous voulez le meilleur rapport plaisir/budget
Prenez une NC2 1.8 bien entretenue, sans PRHT, avec historique complet. C’est la version la plus facile à entretenir, la plus disponible sur le marché et la moins chère à corriger si un point de vigilance est identifié. Le moteur 1.8 est simple, solide, et parfaitement adapté à une conduite routière et occasionnelle.
Vous voulez plus de souffle et une boîte 6
Orientez-vous vers le NC2 2.0. La boîte 6 est mieux étagée, le moteur a plus de présence à mi-régime, et les dépassements en route nationale ne demandent plus autant d’anticipation qu’avec le 1.8. Comptez 1 500 à 2 000 euros de plus pour un exemplaire équivalent.
Vous habitez en ville et vous voulez la praticité du coupé
Le PRHT est fait pour vous. Mais soyez rigoureux sur l’inspection du mécanisme. Testez le toit dans les deux sens plusieurs fois. Vérifiez que le joint de lunette est intact. Une PRHT bien entretenue est une vraie réussite. Une PRHT avec mécanisme capricieux devient rapidement un casse-tête.
Vous voulez une NC pour un usage piste occasionnel
La NC supporte très bien la préparation légère. Suspension, freins, échappement : la communauté est active et les pièces existent. Mais si vous envisagez des journées circuit régulières, commencez par une base saine sur le plan structurel. Une NC avec de la rouille sous les longerons n’est pas une base de travail viable. Consultez notre guide tuning MX-5 pour les pistes de préparation selon votre usage.
Sous le pont élévateur, la vérité du châssis — longerons, amortisseurs et train arrière ne mentent pas.
La NC face à la ND : deux philosophies différentes
- DirectionHydraulique — retour d’info riche et précis
- Poids1 090–1 120 kg à vide
- ToitToile ou PRHT électrique exclusif
- Budget 20267 000 à 16 000 €
- DisponibilitéMarché dense · grand choix
- DirectionÉlectrique — précise, moins communicante
- Poids975–1 000 kg à vide
- ToitToile uniquement (RF = fastback)
- Budget 202617 000 à 27 000 €
- DisponibilitéOffre plus resserrée · prix élevés
La direction hydraulique de la NC est souvent citée comme avantage déterminant par les conducteurs qui ont essayé les deux. La ND est plus légère et plus moderne. Mais à budget NC, la ND disponible a déjà du kilométrage. Ce n’est pas le même marché.
La question revient toujours dans les demandes que reçoit MX5Global : « NC ou ND pour le même budget ? »
La ND est plus légère, plus moderne, plus précise dans la direction. La direction électrique plaît à beaucoup. Mais certains conducteurs, notamment ceux qui ont essayé les deux, lui reprochent un retour d’informations moins riche que la direction hydraulique de la NC. Ce n’est pas un consensus, mais c’est un retour fréquent.
La NC, avec sa direction hydraulique, donne une sensation de connexion que la ND ne reproduit pas de la même façon. Pour des budgets proches, l’arbitrage se joue surtout sur l’âge des exemplaires disponibles. Une NC2 de 2013 bien conservée face à une ND1 de 2016 avec 80 000 km : les deux peuvent se défendre. Tout dépend de votre priorité entre modernité et saveur de conduite.
Un œil formé détecte en 20 minutes ce qu’un vendeur a mis des heures à dissimuler.
Checklist avant achat : les 8 points qui changent tout
Les 8 points qui changent le prix réel
Ces 8 points ne nécessitent aucun outil. Juste une lampe, 20 minutes et la bonne posture.
Inspection terrain · ~20 minPas besoin d’un mécanicien pour faire une première inspection sérieuse. Voici ce qui compte vraiment :
- Appuyez sur les bas de caisse : ils doivent être rigides. Un creux ou une déformation est rédhibitoire.
- Retirez le tapis de coffre : regardez l’humidité et l’état de la tôle sous la roue de secours.
- Vérifiez sous la batterie : humidité, corrosion, tôle gonflée.
- Testez le PRHT plusieurs fois d’affilée si la version est équipée.
- Regardez la capote contre la lumière sur les versions toile : les micro-fissures se voient ainsi.
- Vérifiez le niveau d’huile avant et après l’essai : une baisse anormale sur un essai court est un signal.
- Écoutez les trains avant sur dos-d’âne : bruits de cliquetis ou de clapotement = coupelles ou biellettes.
- Passez une lampe tangentiellement sur la carrosserie : les mastics et bosses invisibles à l’oeil nu apparaissent.
NC argentée au centre du convoi — à sa place, entre la NB qui l’a précédée et la ND qui lui a succédée.
Pour une préparation complète avant inspection, téléchargez notre checklist achat MX-5 pensée pour les acheteurs sérieux.
Ce qu’une NC bien choisie vous offre
Une NC saine, c’est dix ans de plaisir garanti.
La mécanique est simple. Les pièces existent. La communauté est active. Ce roadster ne vous laissera pas sur le bord de la route si vous l’avez bien choisi au départ.
Sur la majorité des demandes qu’on reçoit autour de la NC, le vrai problème n’est pas le manque d’information. C’est l’écart entre ce que le futur acheteur imagine et ce que le marché propose réellement à son budget. Choisir avec les bons repères, c’est éviter de payer deux fois.
Une NC propre, entretenue, avec un historique complet, c’est un roadster qui va durer. La mécanique est simple. Les pièces sont disponibles. La communauté est active. Et le plaisir de conduite, une fois capote ouverte sur une route sinueuse, reste intact vingt ans après sa conception.
Ce que beaucoup découvrent après quelques mois avec une NC : ils ne pensent plus à ses kilos supplémentaires. Ils pensent à la prochaine route de montagne.
Si vous avez des questions spécifiques sur une annonce ou sur un point de fiabilité, notre guide des défauts MX-5 et notre page pannes courantes complètent naturellement ce guide.
Votre MX-5 NC vous attend. Prenez le temps de bien la choisir.
Vos questions les plus fréquentes sur la Mazda MX-5 NC
Quelle différence concrète entre NC1 et NC2 ?
La NC2 (facelift 2009) apporte principalement trois évolutions notables : la suspension retravaillée avec un amortissement plus ferme, l’antipatinage en série sur toutes les finitions (y compris le 1.8 qui en était dépourvu), et un pare-chocs avant redessiné. L’intérieur bénéficie aussi d’améliorations mineures sur les matériaux et la présentation. Sur le marché, la NC2 vaut légèrement plus pour un état équivalent, et se justifie par un comportement plus homogène.
Le 1.8 NC consomme vraiment de l’huile ?
Ce problème est réel mais conditionnel. Les moteurs 1.8 et 2.0 de la NC peuvent consommer de l’huile après 80 000 km si l’entretien a été négligé, notamment la qualité et la régularité des vidanges. Des segments racleurs collés dans leurs gorges provoquent un passage d’huile vers la chambre de combustion. Sur une voiture entretenue avec une huile conforme et des vidanges régulières, ce problème est rare. Un historique d’entretien complet reste la meilleure protection.
Le PRHT est-il fiable sur le long terme ?
Le toit rigide escamotable PRHT vieillit correctement si l’entretien des joints et du mécanisme est régulier. Les pannes restent relativement rares, mais elles surviennent surtout sur des véhicules stockés longtemps sans utilisation ou dont le mécanisme n’a jamais été lubrifié. Avant tout achat, testez le toit plusieurs fois en conditions réelles : par temps froid, fenêtres ouvertes, toit fermé et verrouillé. Un mécanisme qui hésite ou sonne anormalement mérite un diagnostic avant signature.
La MX-5 NC peut-elle s’utiliser toute l’année ?
Oui, mais avec quelques précautions. La MX-5 NC en usage hivernal demande des pneus adaptés et une vigilance accrue sur la corrosion si la voiture roule sur des routes salées. Le chauffage est efficace, la capote toile isole correctement à l’arrêt. Beaucoup de propriétaires roulent d’octobre à mars sans problème. Ceux qui hivernent leur MX-5 le font souvent pour protéger la carrosserie plutôt que par contrainte mécanique.
NC ou ND : laquelle vaut mieux pour un premier roadster ?
La NC reste souvent le meilleur choix pour un premier roadster. Elle est moins chère à budget égal, plus facile d’accès sur le marché, et sa direction hydraulique donne des sensations très directes. La ND est plus moderne et légère, mais ses prix d’occasion ont fortement progressé. Pour découvrir l’univers MX-5 sans prendre de risque budgétaire excessif, une NC2 bien entretenue est une porte d’entrée difficile à battre.
Quel est le coût d’entretien annuel d’une NC ?
Une MX-5 NC en entretien courant représente entre 400 et 700 euros par an pour un usage modéré (vidange, filtres, plaquettes, révision). Les grosses dépenses surviennent surtout si des composants d’usure ont été ignorés : amortisseurs, coupelles, embrayage. Sur une voiture achetée saine avec un historique propre, la facture reste très raisonnable comparée à des sportives de puissance équivalente. Notre guide des coûts MX-5 détaille tous ces postes par génération.
Sources
- Caradisiac – Maxi-fiche fiabilité Mazda MX-5 NC
- L’Automobile Sportive – Avis propriétaires MX-5 NC FL 1.8
- L’Automobile Sportive – Avis propriétaires MX-5 NC 2.0 Performance
- Caradisiac – Avis propriétaires MX-5 NC (3e génération)
- Alliance Auto Normandie – Mise au point officielle sur la consommation d’huile NC
- Oscar Racing – Fiabilité MX-5 et moteurs à surveiller
- L’Argus – Dossier qualité et fiabilité Mazda MX-5 NC
- MX5Global – Prix MX-5 toutes générations, données marché France
- Motorlegend – Avis propriétaires Mazda MX-5 NC
Note : les fourchettes de prix observées peuvent varier selon l’état, le millésime et la région.
2 réponses à “Mazda MX-5 NC : guide complet pour bien choisir”
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Bonjour et merci pour toutes les informations. Je suis étonné que ne soit pas mentionné le défaut qui ressort souvent sur la NC1 de 2005 a 2009 en l’occurrence la consommation d’huile. Est ce que toutes cette génération est impacté…?
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Merci Matthieu, vous avez raison de le signaler : sur certaines MX-5 NC1 (surtout les premiers millésimes), on voit effectivement remonter des retours de consommation d’huile, mais ce n’est pas un “défaut systématique” sur toute la génération 2005–2009.
En pratique, l’écart vient souvent de l’historique (vidanges trop espacées, huile inadaptée, usage très haut régime, niveau jamais contrôlé), et parfois de moteurs qui ont vécu plus dur que ce que l’annonce raconte.
Le bon réflexe à l’achat : demander la fréquence des appoints, vérifier le niveau à froid et après essai, regarder les factures/entretiens et surveiller toute fumée anormale à l’accélération. Je vais ajouter un passage dédié dans l’article pour que ce point soit clairement couvert.
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